Mémoires d'un pays
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General History

 

Héritage

D’après le recensement de 1996, 62 385 Iraniens persophones vivent au Canada. Il s’agit là d’une augmentation de 28 % par rapport au recensement antérieur de 1991. La communauté iranienne est jeune, c’est-à-dire qu’elle s’est établie ici récemment et que ses membres sont peu âgés. À peine 7 % des Irano-Canadiens ont plus de 60 ans. Le groupe d’âge le plus nombreux est celui des 25 à 39 ans.(10)

Les immigrants venus d’Iran sont d’origines culturelles très variées. Ils partagent toutefois une langue commune, le persan, et un grand attachement pour leur patrie. La plupart de ces nouveaux venus se sont installés dans les villes canadiennes. Ils sont instruits, motivés et fortement tournés vers l’entreprise. Avec la popularité croissante des tapis persans, nombre d’entre eux se sont joints au marché de l’importation et de l’exportation. Les Iraniens sont présents dans toutes les sphères d’activité, qu’ils soient plongeurs, chauffeurs de taxi, médecins ou enseignants.

Même s’il n’existe pas de communauté iranienne bien délimitée, les Irano-Canadiens ont créé, pour promouvoir leur culture, un certain nombre d’organismes comme les Programmes de langue iranienne et la Fedowsi Association of Canada. Cette association a pour objectifs de promouvoir la fraternité, la persévérance, l’honnêteté, la charité et l’action et de stimuler l’intérêt culturel et social au sein de la communauté iranienne.(11) En 1982, la Persian TAC Foundation était constituée pour aider les nouveaux venus iraniens à s’adapter à la société canadienne. Il s’agit d’un organisme sans but lucratif et autofinancé. En septembre 1984, la TAC a organisé une fête pour souligner le bicentenaire de l’Ontario et le cent cinquantième anniversaire de Toronto. Mêlant musique, danses et cuisine iraniennes, cette célébration a attiré de nombreux Iraniens et Canadiens. On y a fêté la diversité, devenue un symbole du Canada.(12)

Le personnage principal de notre film, le Dr Tofy Mussivand, est né dans un milieu culturel bien différent de celui qu’il a connu au Canada. Il n’y avait ni électricité ni eau courante dans son village kurde du Nord de l’Iran, et il a grandi dans une société encore dominée par la loyauté aux clans et dirigée par les chefs de tribu.

Pendant les chaudes nuits d’été, Tofy dormait sur le toit de sa maison et contemplait le ciel et les mystères de l’univers. Travaillant dur et profitant des occasions favorables, le jeune berger s’est élevé au-dessus de ses humbles origines pour devenir une sommité de la conception des organes artificiels. Maintenant Canadien, il est la preuve vivante que peu importent nos origines, nous ne pouvons jamais savoir ce qui fera de nous des personnes éminentes.


N O T E S

1, 2, 9, 10 L’Encyclopédie canadienne, édition 2000, directeur de la rédaction James H. Marsh, McClelland & Stewart Inc., The Canadian Publishers, Toronto (Ontario), 1999

3, 7, 8, 11, 12 Iranians in Ontario, par M.S. Kazemi, Mihan Publishing Inc., Toronto (Ontario), 1986

4, 5, 6 The Kurds in Iran : From the Mahabad Republic Until Present, http://userwww.service.emory.edu/~invaladi/kurds.html

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