Mémoires d'un pays
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General History

   Obstacles

Même si environ 12 % des immigrants iraniens qui sont arrivés au Canada dans les années 1970 étaient des entrepreneurs et des investisseurs, bien d’autres sont venus ici pour échapper à l’incertitude politique et à la guerre qui sévissaient au Moyen-Orient. D’autres nouveaux arrivants possédaient peu d’argent et une connaissance restreinte de l’une ou l’autre des langues officielles. Contrairement à d’autres groupes d’immigrants, les Iraniens n’ont pas constitué de communauté pouvant aider les nouveaux arrivants à s’adapter à leur culture d’adoption.

La majorité des Iraniens se sont établis à North York, en banlieue de Toronto.8 Ils ont inscrit leurs enfants dans des écoles, mais ceux-ci parlaient peu ou point l’anglais et possédaient un bagage culturel totalement différent. Nombre d’Iraniens arrivés dans les années 1980 et 1990 avaient été traumatisés par la guerre.

Ils devaient s’adapter à un pays qui était en paix depuis la Deuxième Guerre mondiale, qui n’avait jamais été bombardé et qui n’avait pas connu la destruction comme en Iran. Depuis la chute de la monarchie, l’Iran était soumis au fondamentalisme religieux, rigoureux et presque moyenâgeux des ayatollahs. Les Iraniens venaient d’un pays où la discrimination fondée sur l’origine ethnique constituait un mode de vie et dictait les rôles dans lesquels hommes et femmes étaient cantonnés.

Même si de nombreux Iraniens étaient très instruits, ils devaient souvent améliorer leurs qualifications pour les rendre compatibles avec les normes canadiennes. Bien des Iraniens avaient séjourné dans d’autres pays après avoir quitté l’Iran et amenaient avec eux une tradition cosmopolite qui a enrichi le Canada. Les autres groupes ethniques qui s’établissaient dans les villes canadiennes avaient tendance à se regrouper dans un quartier donné, et leurs voisins acceptaient leur caractère distinctif. Les Iraniens n’ont pas procédé de cette façon. Il n’y a pas de « petit Iran » à Toronto. Comme ces immigrants comptent dans leurs rangs différentes ethnies comme les Perses (majoritaires), les Azaniens, les Kurdes, les Arabes, les Arméniens, les Assyriens, les Lons, les Turkmènes et les Baloutchis, ils se sont dispersés dans des villes comme Toronto, où vivent 56 % des Irano-Canadiens.

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