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Histoire de l’immigration italienne au Canada Des Italiens ont servi comme mercenaires diverses monarchies européennes, dont celles des Anglais, des Français et des Espagnols. Des Italiens ont combattu aux côtés des Britanniques durant la guerre de 1812. Les artistes, les peintres et les enseignants italiens qui sont arrivés au Canada ont conféré un caractère cosmopolite aux centres urbains de Montréal et Toronto. Même s’ils arrivaient au Canada depuis longtemps, les Italiens installés ici étaient à peine 2 000 en 1881. La première vague d’immigration massive a déferlé entre 1900 et 1913; durant cette période, plus de 60 000 Italiens se sont établis au Canada.(2) La plupart de ces immigrants
italiens étaient des jeunes hommes arrivant des États-Unis.
Ils étaient attirés par les possibilités d’emploi
offertes par les compagnies de chemin de fer du Canadien Pacifique et
du Canadien National et par la Dominion Coal. La plupart de ces hommes
séjournaient à divers endroits. Officiellement, ils vivaient
à Montréal ou Toronto, mais dans les faits, ils quittaient
la ville pendant des mois, construisant des voies ferrées ou déblayant
la forêt pour faire place à des routes dans le district central
de l’Ontario. Vers 1910, Toronto connaissait une forte croissance économique. On construisait des routes, des édifices et des réseaux d’aqueduc et d’égout, et on posait des rails pour les tramways. Des Italiens se sont regroupés à Toronto pour y travailler. Ils ont multiplié les « petites Italies » dans la ville. La plus importante de ces communautés était centrée autour des rues College et Grace; la deuxième occupait les rues Davenport et Dufferin; et la troisième occupait ce qu’on appelait le « Ward », emplacement actuel du nouvel hôtel de ville et délimité au sud par la rue Queen. Cette période d’immigration
en provenance de l’Italie et de l’Europe a pris fin en 1914,
lorsque la Première Guerre mondiale a éclaté. C’est la Deuxième Guerre mondiale et l’engagement massif de dépenses par le gouvernement pour alimenter la machine de guerre qui ont sorti l’économie de ce marasme. Beaucoup d’Italo-Canadiens avaient gardé des liens étroits avec leur mère patrie. Nombre de clubs et d’associations pro-fascistes ont vu le jour au Canada dans les années 1920 et 1930. Lorsque la guerre a éclaté et que l’Italie a conclu un pacte d’alliance avec l’Allemagne, les Italo-Canadiens ont été considérés comme des « sujets d’un pays ennemi ». Malheureusement, les soupçons se sont portés sur tous les Italo-Canadiens, qui constituaient dès lors une menace. On a pris les empreintes digitales de milliers d’entre eux et on les a soumis à des interrogatoires qui aboutissaient souvent à leur internement. Les Italiens craignaient soudainement de parler leur langue et de faire étalage de leur culture. De peur d’être perçus comme des individus menaçants, nombre d’Italiens ont tenté de masquer leur identité culturelle en anglicisant leur nom de famille. Pendant la guerre, beaucoup
d’Italiens ont été envoyés dans des camps d’internement
et de travail, près de Petawawa, en Ontario; forcés de quitter
leurs familles et d’abandonner leurs commerces, ils étaient
traités en parias.
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