Mémoires d'un pays
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  HÉRITAGE

Le maître d'équipage Radovan Gajic vit au Canada depuis presque 14 ans. Il s'est fait connaître dans la communauté serbe de Toronto grâce à son engagement au sein de divers groupes communautaires et à sa participation à l'émission radiophonique White Angel et aux périodiques Glasnik, Istocnik et Novine.

Les émissions de radio ethniques, les périodiques et les groupes et organisations communautaires sont tous des manifestations d'une communauté active, déterminée à persévérer et à survivre.
On estime que 70 % des Serbo-Canadiens de la deuxième génération et des générations subséquentes parlent serbe. Les communautés serbo-canadiennes ont érigé au moins 15 églises et centres culturels au pays. La première église orthodoxe serbe construite au Canada est la Svete Trojice, édifiée à Regina en 1916. Les églises serbes de Toronto, Hamilton, Windsor, Niagara Falls, Kitchener et Sudbury sont facilement reconnaissables à leur architecture byzantine distinctive.(10)

Au fil des ans se sont constituées des associations et organisations de bénévoles serbes afin de fournir le soutien économique nécessaire à l'adaptation à un nouveau mode de vie. Le Serbian Centre for Newcomers à Toronto en est un exemple. Citons également parmi d'autres organisations le Serbian Brothers' Help et deux sections du Serbian National Defence, dont l'une existe depuis 1916.(11)

La Serbian National Heritage Academy a invité au Canada des auteurs et historiens serbes connus et, provenant de la Yougoslavie et d'autres pays, afin de prononcer des conférences publiques, et un certain nombre de clubs d'amateurs de littérature ont vu le jour. Njegos, Karadjordje et la Tesla Memorial Society sont d'autres sociétés culturelles et historiques. On compte plusieurs groupes folkloriques de jeunes comme Oplenac et Hajduk Veljko. La première Journée serbe a été célébrée au Canada en 1946. Des organisations serbes et yougoslaves parrainent aussi des festivals et pique-niques annuels mettant en vedette chanteurs et danseurs.(12)

En tant qu'écrivain, Radovan Gajic ne se considère pas comme un pacifiste ou un apôtre de la paix. Selon lui, si ses écrits peuvent éclairer les gens sur la situation dans les Balkans, alors ils ont une certaine valeur. Mais d'abord et avant tout, Gajic écrit parce qu'il entretient encore un certain espoir. Cet espoir que partagent nombre d'immigrants est celui d'un avenir meilleur pour leurs enfants. La fille de Gajic, Ana, est née au Canada en 1992. Ses grands-parents sont à la fois surpris et contents qu'elle parle si bien leur langue maternelle. Et Gajic se réjouit que sa fille soit née dans un pays de paix où elle peut choisir son avenir. Malgré toutes les possibilités de développement et de renouvellement qui s'offrent à la communauté serbe au Canada, c'est l'avenir prometteur d'Ana que Radovan apprécie le plus dans sa nouvelle vie au Canada.

Notes En Fin De Texte:

1, 3, 4, 5, 10, 11, 12
The 1998 Canadian & World Encyclopedia
(Toronto, McClelland & Stewart, 1998).

2, 6, 7, 8, 9
Bosnia-Hercegovina: The International Response,
par Vincent Rigby
(Ottawa, Bibliothèque du Parlement,
Division des affaires politiques et sociales, 1994).


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