Mémoires d'un pays
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  HÉRITAGE

On dit que l'alphabétisation est le fluide vital des Islandais. L'Islande affiche le taux d'alphabétisation le plus élevé dans le monde, et on y publie par habitant plus de livres, de périodiques et de journaux que n'importe où ailleurs. Islandais typique, Sigursteinn Oddson a apporté avec lui au Canada l'amour de la littérature et de la poésie, ses livres et sa bible. Hans Peter Tergesen a perpétué lui aussi cette tradition. C'est son magasin à Gimli, au Manitoba, qui est devenu le haut lieu de la culture contemporaine islandaise, les gens s'y réunissant autour du journal communautaire pour discuter et débattre de l'actualité.

Un des thèmes les plus unificateurs et durables de la culture islandaise est la littérature qui dépeint les sagas et le peuplement du pays. Pendant les périodes sombres de l'Islande, les sagas, la poésie viking et les ballades étaient des sources d'inspiration. Les sagas sont renommées pour leur narration laconique et vive, leur qualité dramatique, la peinture détaillée des caractères et les descriptions vivantes des personnages et de la vie communautaire. Elles mettaient en relief le courage, la loyauté, l'amitié et les liens familiaux étroits.(24)

Les Islando-Canadiens ont conservé la tradition littéraire de leur pays d'origine. Pendant bien des années, ils ont continué à faire le soir la lecture à haute voix de passages qui devenaient souvent les sujets de conversations subséquentes.(25)

Sont sortis des rangs de ces Canadiens de descendance islandaise de nombreux poètes et romanciers écrivant en anglais et en islandais. Stephan G. Stephansson est considéré par plusieurs comme le plus grand poète islandais du siècle. Guttormur J. Guttormsson, bien connu pour le poème « Sandy Bar », hommage aux pionniers islandais, est né à New Iceland en 1878 et s'est rendu en Islande pour la première fois en 1939. Parmi les écrivains islandais contemporains, on compte la regrettée Laura Goodman Salverson, lauréate du Prix du Gouverneur général et auteure de « The Viking Heart »(qui décrit les épreuves endurées par les pionniers islandais, ainsi que leurs rêves et leurs triomphes) et de « Confessions of an Immigrant's Daughter ». Elle a également été la première rédactrice en chef du Icelandic Canadian Magazine.(26)

C'est l'Icelandic National League of North America, peut-être la plus importante association dans l'histoire des immigrants islandais, qui a lancé le Icelandic Canadian Magazine, première publication islandaise rédigée en anglais en Amérique du Nord. La Ligue a été fondée en 1919 pour aider les Islandais à s'adapter au Canada et préserver le patrimoine islandais.(27)

En 1951, la création d'une chaire de langue et de littérature islandaises à l'Université du Manitoba est devenue un point de référence dans la culture islando-canadienne. Un conservateur est affecté à temps plein à la collection islandaise de la bibliothèque de l'Université du Manitoba, qui compte plus de 14 000 ouvrages. C'est là, dans ces piles, que se trouvent les histoires de colons comme Sigursteinn Oddson et Hans Peter Tergesen et que les lointains descendants d'Islandais peuvent retrouver leur héritage et retracer leurs origines.(28)


Notes En Fin De Texte:

1, 4, 5, 7, 13, 15, 18, 19, 24, 25
A Manitoba Saga: The Icelandic People in Manitoba,
par Wilhelm Kristjanson (Winnipeg, Kristjanson, 1965).

2, 3, 6, 11, 14, 22, 26, 27, 28
The Canadian & World Encyclopedia
(Toronto, McClelland & Stewart, 1998).

8, 10, 16, 17, 20, 21, 23
Gimli Saga,
par Paul H.T. Thorlakson
(Altona, éd., D.W. Friesen and Sons Ltd, 1975).

9, 12
Manitoba 125, A History, Volume II
(Winnipeg, Great Plains Publications, 1994).


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