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![]() Héritage: En 1993, environ 700 000 personnes de descendance chinoise habitent au Canada. La plupart des immigrants qui arrivent au Canada au cours des années suivantes viennent de Hong Kong. Entre 1983 et 1993, 166 487 immigrants de Hong Kong s'établiront au Canada(13), peut-être en raison de la rétrocession de l'île aux autorités chinoises en 1997, après qu'elle eut été pendant plus d'un siècle une colonie britannique. Depuis 1900, la plupart des immigrants chinois se sont installés dans les centres urbains. Plus de 68 pour cent des Sino-Canadiens vivent actuellement à Toronto et à Vancouver(14).
Les investissements qu'ils ont faits dans l'économie canadienne constituent l'une des plus grandes contributions des immigrants chinois au Canada. Parmi les principaux investisseurs, Li Ka-shing, qui a acheté, en 1987, la Husky Oil and Gas en Alberta et, en 1988, les terres d'Expo 86 en vue du développement de Pacific Place à Vancouver. Ses deux fils, Richard et Victor, sont citoyens canadiens(16). Les fils de Lem Wong, Bill, George et Norman, qui ont servi sous les drapeaux au cours de la Seconde Guerre mondiale, ont porté avec fierté l'uniforme de l'armée canadienne. La Chine et le Canada, tout comme les États-Unis et la Grande-Bretagne, se sont alliés contre le Japon. La participation des Sino-Canadiens à la guerre a contribué largement à modifier l'attitude négative de nombreux Canadiens à l'égard des immigrants. Les Sino-Canadiens sont devenus tout à coup des héros. En 1945, les Sino-Canadiens qui ont participé à l'une ou l'autre des grandes guerres au nom du Canada obtiennent le droit de vote, deux ans avant les autres membres de leur communauté(17). En 1947, tous les Sino-Canadiens obtiennent le droit de vote et la loi contre l'immigration des Chinois de 1923 est enfin abrogée. Après la guerre, l'attitude des Canadiens commence à changer(18). Lem Wong ne s'est jamais montré amer, malgré les humiliations qu'on a infligées aux Sino-Canadiens de sa génération. Son sens aigu des principes a eu raison de tout. Ce qu'il laisse en héritage à ses enfants, c'est le principe selon lequel il importe peu qu'on soit d'origine chinoise ou occidentale. Ce qui importe avant tout à ses yeux, c'est ce qui est bon et ce qui est mauvais. Ainsi, Lem avait l'habitude de dire qu'il ne fallait retenir que le meilleur de ces deux mondes.
17,18 - Struggle and
Hope, The Story of Chinese Canadians
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