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![]() Obstacles: À la suite de la parution du rapport en 1903, le Parlement adopte cette même année une loi en vue de porter la taxe d'entrée à 500 $. On ne sera guère surpris d'apprendre que l'immigration chinoise passe de 4 719 qu'elle avait été l'année précédente à 8 l'année suivante. Mais même l'imposition de telles lois ne peut freiner le désir d'améliorer son sort. L'immigration chinoise reprenant à nouveau, le gouvernement canadien adopte une loi d'exclusion des Chinois, mettant virtuellement un terme à l'immigration chinoise. Les Sino-Canadiens donneront au 1er juillet 1923 qui marque la date d'adoption de cette loi le nom de « Jour de l'humiliation ». Pendant de nombreuses années, les Chinois refuseront de respecter la fête du Canada qu'on souligne à la même date(10).
Dans le cas de Lem Wong, le travail année après année dans des blanchisseries et comme marchand de légumes et de volaille, a finalement été récompensé. En 1914, il se lance dans une nouvelle entreprise et ouvre le Café Wong à London (Ontario). Malgré la période difficile qu'amène la Crise de 1929, le restaurant connaît la réussite grâce au sens des affaires de Lem. Mais celui-ci se heurte encore à certains esprits étroits. Il n'a pas le droit, par exemple, d'employer des femmes de race blanche dans son restaurant, à cause d'une loi provinciale qui vise à protéger les Blancs contre la corruption des Sino-Canadiens. En 1947, en reconnaissance de la contribution des Chinois à la société canadienne, on abroge la législation discriminatoire contre les Chinois et on accorde enfin aux Sino-Canadiens le droit de vote. Mais les restrictions visant l'immigration chinoise ne seront levées complètement qu'en 1967(12).
10,11 - Struggle and
Hope, The Story of Chinese Canadians
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