Mémoires d'un pays
Episodes Série Home


English

A LAND AS GREEN AS THE SEA
Immigration écossaise

Héritage

Les communautés écossaises disséminées au Canada sont demeurées pendant des années des enclaves ethniques distinctes où les traditions des Highlands ont été conservées. C'est en grande partie en raison de leur influence que la culture prépondérante au Canada était britannique plutôt qu'anglaise. L'éducation et des comportements moraux observés au Canada, comme le respect du congé dominical et le Mouvement pour la tempérance, laissaient transparaître une influence écossaise particulière(9).

Cependant, au fil des générations, les Écossais se sont de plus en plus assimilés à la société canadienne. Les Écossais ont cependant préservé certains aspects de leur héritage, mettant l'accent sur quelques symboles folkloriques de leurs origines, comme les clans, les tartans, les cornemuses et les danses des Highlands. Comme en Écosse, le nombre d'habitants parlant le gaélique a diminué au Canada. Seulement quelques milliers de personnes, principalement au Cap-Breton, maintiennent la langue vivante au Canada(10).


Les Écossais se sont fait remarquer dès que les affaires et de la politique se sont implantées au Canada. Ils dominaient le commerce de la fourrure, le commerce du bois, la gestion des banques et des chemins de fer. Les deux premiers premiers ministres du Canada, Sir John A. MacDonald et Alexander Mackenzie, venaient tous deux d'Écosse, tout comme un autre premier ministre du Canada, William Lyon Mackenzie King(11).


Les Écossais ont également participé au développement du Canada à titre d'explorateurs, d'écrivains, de chercheurs et d'artistes. Mentionnons les noms de Harold Innis, Blair Fraser, Norman Bethune, Farley Mowat, Douglas Campbell et Norman McLaren(12).

Et il faut inclure dans cette liste les noms de Gertrude Hogg et Arthur Balmer-Watt. Ils se sont établis à Edmonton, en Alberta - une société de nouveaux arrivants - et ont rapidement contribué à l'essor de la jeune communauté. La première année où ils se sont établis à cet endroit, Gertrude a publié un livre racontant ses expériences et intitulé A Woman in the West. Peu après, le couple a fondé un journal hebdomadaire, le Saturday News. Après quelque temps, leur ambition les a amenés à fonder un quotidien, The Capitol, mais la ville était trop petite et les journaux ont fait faillite. Arthur Balmer-Watt s'est retrouvé au service du journal qui l'avait acculé à la faillite. C'est plus tard, en qualité de rédacteur en chef de l'Edmonton Journal, qu'Arthur allait contester la loi sur la censure de la presse de William Aberhart, le premier ministre créditiste de l'Alberta. Aberhart a menacé de jeter Arthur en prison. Mais Arthur Balmer-Watt a tenu bon et, en 1938, le journal a reçu le premier prix Pulitzer jamais accordé à l'extérieur par les États­Unis(13).

Notes en fin de texte:
1-13 - The 1998 Canadian & World Encyclopedia
(McClelland & Stewart, Toronto, 1998).

précédent - - prochain