Mémoires d'un pays
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LOUIS HÉBERT: A Legacy of Tenacity

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Les immigrants qui ont fait profiter le Canada de leurs talents dans les domaines du développement industriel et économique, des arts et de la politique. Bon nombre des premiers arrivants ont choisi l'agriculture pour nourrir la nation. Comme dans le passé, l'agriculture demeure encore aujourd'hui une industrie qui caractérise le Canada. Le réalisateur québécois, Richard Boutet, rend hommage à Louis Hébert, le premier colon à avoir semé du blé au Québec.
Les personnes qui ont immigré au Canada y ont apporté un précieux savoir-faire dans le domaine de l'industrie, des arts, de la politique et de l'économie. Bon nombre des premiers arrivants sont venus pour cultiver la terre et nourrir un pays. L'agriculture a été ‹ et est toujours ‹ un secteur d'activité déterminant sur le plan national. Le cinéaste québécois Richard Boutet rend hommage à Louis Hébert, le premier colon à cultiver le blé au Québec.

Les immigrants français venus au Canada possédaient de précieuses compétences dans les domaines de l'industrie, des arts, de la politique et de l'économie. De nos jours, 80 p. 100 des Québécois vivent dans les villes; mais il n'en a pas toujours été ainsi. Bon nombre des premiers arrivants sont venus pour cultiver la terre et nourrir un pays.

Dans sa quÍte d'identité, le cinéaste québécois Richard Boutet a remonté jusqu'à la toute première famille à venir s'établir au pays.

Au début de la Nouvelle-France, l'agriculture était une activité essentielle à la subsistance. Louis Hébert a été le premier colon à planter du blé et des légumes à Québec, en 1617. Apothicaire (spécialiste des plantes médicinales) au service du roi, il était lui-mÍme le fils d'un apothicaire réputé. Il a quitté la France avec sa famille et est devenu fermier pour gagner sa liberté. Pendant deux ans, il a été lié par contrat à la Compagnie du Canada, à laquelle il devait remettre toute sa récolte. Ce n'est qu'à la fin de ces deux ans qu'on lui a concédé sa propre parcelle de terre. Plus tard, en 1623, on lui a accordé le titre de seigneur en reconnaissance de sa contribution à la colonie. Il est décédé en 1627. Sa femme, Marie Rollet, et ses trois enfants ont continué à exploiter la ferme.

Depuis l'époque où Louis Hébert et d'autres colons ont appris des peuples autochtones à cultiver le maïs, l'agriculture dans le Nouveau Monde a évolué et s'est adaptée à des besoins et à des techniques en constante mutation. De nos jours, au Québec, les agriculteurs suivent encore les traces de Louis Hébert, s'inspirant de sa ténacité. En dépit de la ConquÍte par les Anglais, de la guerre de l'Indépendance aux États-Unis, des guerres de colonies, de l'invasion par les Américains, de différents mouvements de répression, de la crise économique et de la marche du temps, l'agriculture continue de faire vivre les collectivités rurales et de nourrir les villes.

Le cinéaste québécois bien connu Richard Boutet retrace la généalogie de Louis Hébert au fil des saisons, des semailles à la récolte, et trace un portrait de l'évolution des immigrants français qui, de colons « canayens » sont devenus des Canadiens français et, finalement, des Québécois. Richard Boutet présente l'héritage laissé par Louis Hébert ‹ héritage on ne peut plus évident dans les marchés publics de Québec et de Montréal. Entre sept heures le matin et dix-huit heures le soir, les petits producteurs de maïs, de pommes de terre et de divers fruits et légumes s'activent derrière leurs étals. Ils vendent leurs produits directement aux passants, sans intermédiaire. Ici, les descendants de Louis Hébert peuvent encore exercer leur métier.

Ce film fait la synthèse de quatre siècles. Il retrace l'héritage laissé par Louis Hébert au fil des époques et témoigne du courage dont ont dû faire preuve, jour après jour, les immigrants arrivés de France.