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Une
grande partie de l'histoire du Canada échappe toujours à l'écriture,
se contentant du souffle de la parole transmise de génération
en génération. Dans THE FULLNESS OF TIME, la cinéaste
Halya Kuchmij, se saisit de ces chutotements pour en faire la trame
de l'histoire des immigrants ukrainiens. Le personnage principal qu'elle
met en vedette est Harvey Spak, un écrivain et cinéaste
albertain. Celui-ci nous parle de son grand-père, Alexander Szpak,
en 1900, quitte l'Ukraine pour venir au Canada, avec le premier contingent
d'immigrants ukrainiens à s'établir dans le nord-est de l'Alberta.
Éleveur de chevaux et vétérinaire, Alexander achète
un homestead (terre de 160 acres) pour 10 $ et r've d'un sort
meilleur pour sa famille. Par une nuit d'hiver, la carriole d'Alexander Szpak
s'embourbe sur la voie ferrée. Rien n'annonçait le passage
d'un train, pas même un coup de sifflet dans la brume. La locomotive
file tout droit sur la carriole. Alexander perd la vie dans cet accident
tragique. C'est là l'une des nombreuses histoires que Harvey Spak
raconte au sujet de la communauté rurale au sein de laquelle il a
grandi. Ce sont des histoires de misère et de drame, de gloire et
de célébration; des histoires au sujet de la terre qui a nourri
et formé ces premiers immigrants. Réalisé par la cinéaste
canadienne d'origine ukrainienne Halya Kuchmij qui a reçu un
prix Gémeaux pour son oeuvre Strongest Man in the World, THE FULLNESS
OF TIME raconte les histoires passionnantes et souvent remplies d'humour
de la colonisation et retrace l'évolution de cette communauté
rurale fascinante.
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